Escapade entre Drôme et Ardèche : 2 visites insolites !

Suite du séjour découverte avec Ardèche Hermitage Tourisme
Après les activités au grand air, voici de quoi alimenter le volet patrimonial. On peut relier tellement d’aspects au Patrimoine : la gastronomie, le Terroir, les Monuments Historiques…
Je raconte ici 2 visites insolites du Patrimoine de cette région : l’Entreprise Panyol, Patrimoine Vivant et le Château de Charmes, monument historique qui vaut la visite tant elle est unique !

Une entreprise d’exception : Le Panyol

Dans la notion de « Patrimoine », on oublie souvent la notion de Patrimoine Vivant et celle-ci me touche particulièrement. J’en profite pour faire une petite parenthèse sur les entreprises labellisées « EPV » (Entreprise du Patrimoine Vivant). Ce label est une marque de reconnaissance de l’Etat mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. En mettant en avant ces entreprises, on protège et on transmet un savoir-faire traditionnel et artisanal attaché à une région, un terroir, une entreprise.
Le label EPV est justement attribué à l’entreprise Le Panyol, fondée en 1840 à Tain l’Hermitage, spécialisée dans la fabrication de produits en terre cuite réfractaires à base de la terre locale : la Terre Blanche de Larnage.
A la fois four à pizza, four à pain et barbecue on peut tout faire question cuissons avec un four Panyol : cuire, saisir, griller, braiser, dorer, mijoter, sécher, fumer.

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Sa grande inertie thermique et sa faible consommation d’énergie en font un produit efficace. Aujourd’hui ce produit traditionnel s’inscrit dans la modernité en améliorant le processus de fabrication et les connaissances de cette Terre Blanche réfractaire. Il ne s’adresse plus seulement à des boulangers ou des spécialistes de la pizza : les fours sont vendus à des particuliers dans un format adapté mais aussi aux professionnels cuisinant au feu de bois.

Certains jours, on peut visiter cette entreprise d’exception, infos par ici.

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De quoi chauffer la maison, cuisiner et tricoter au coin du feu, perso, je crois que j’ai trouvé mon graal ! Reste à trouver … une maison et surtout une plus grande cuisine ;-)

Dans le prochain article, consacré à l’aspect gastronomie, on verra un test dans un four Panyol… magique !

une visite hors du temps : le Chateau de Charmes

Dans la partie patrimoine historique, arrêtons-nous un instant sur le Château de Charmes, au coeur de la Drôme des Collines. Charmes sur l’Herbasse est le village natal du célèbre Facteur Cheval, ce château n’est sans doute pas étranger à son désir de Palais Idéal.
Curieux et amateur de visites insolites ? ce château est à voir absolument !

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Le château de Charmes, édifié sur sa motte castrale depuis le Xème siècle, a été fortement endommagé durant la dernière décennie par les squats et le pillage.

Aujourd’hui, Nicolas, 23 ans, est le repreneur du château et sa détermination et son enthousiasme laissent envisager une belle nouvelle page à cet édifice impressionnant !
Associés, bénévoles et passionnés l’aident dans cette action de restauration du château, celle-ci étant la plus éco-responsable possible : réemploi de matériaux, dons et mobilier personnel pour le meubler.

Pour donner un autre axe de visite au château, un étage est consacré aux événements culturels et aux expos d’art contemporain. On y imagine tout à fait des tournages de films, des shootings de mode… une rencontre entre patrimoine de cette demeure et modernité.

Les styles architecturaux se sont succédés au fil des siècles (ouvertures modifiées, bassins ajoutés, décors…) et finalement aujourd’hui le souhait des repreneurs est de garder la trace des époques, sans rénovation invasive. De plus, ce château est habité, on est donc loin du château-musée.

Cette démarche de rénovation et d’ouverture à tous confère au château une authenticité et une âme au charme suranné et on visite le château comme si on était chez nous ! Pas de pancartes, pas d’interdictions de s’asseoir ou de toucher, on est ici châtelain, le temps d’une visite. D’ailleurs, on a les clés !

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On est loin d’une visite classique enchainant les faits historiques et les traités d’architecture, ici on aime écouter les anecdotes racontées par Nicolas sur la vie de château et on découvre avec un plaisir rappelant les jeux de pistes les escaliers dérobés, les enfilades de pièces, la vue depuis le donjon, la geôle et la chapelle, seule pièce intacte après les pillages.

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Chaque recoin du château invite à la pause et à la contemplation. Rien n’est figé à Charmes, tout est vivant et on se sera pas surpris d’entendre le gramophone qui fonctionne vraiment !

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Par sa situation en hauteur, le château et ses terrasses offrent de belles vues sur la vallée en contrebas et sur les collines alentour.

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Je n’ai jamais vécu dans un château et pourtant cette cuisine m’a émue,  j’y ai retrouvé des sensations de l’enfance (l’odeur du feu, la paille du fauteuil qui craque, les beaux ustensiles à portée de main…) vécues dans des maisons de famille ancrées pour toujours dans mes souvenirs.

PLUS D’INFOS
pour préparer une escapade dans cette jolie région :

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Ardèche Hermitage Tourisme 
Le Panyol
Le château de Charmes

Escapade entre Drôme et Ardèche : prendre l’air !

Il m’aura fallu ce voyage de presse de 2 jours organisé par Ardèche Hermitage pour prendre la mesure de la richesse de ce territoire. A une heure Lyon, Tain l’Hermitage est l’escapade parfaite pour allier activités au grand air, gastronomie et curiosités. Je suis complètement tombée sous le charme des atouts de cette région, et ça ne sera pas la dernière escapade : forcément, il faut que j’approfondisse ces découvertes en famille ;-)

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Ces 2 journées étaient intenses en découvertes, j’ai dû faire un gros tri de photos tellement j’en avais prises ! J’ai cherché un angle pour vous relater tout ça. Chronologique ou géographique, thématique ? J’ai choisi l’option thématique puisque c’est dans mon cas celle qui permet souvent d’organiser mon escapade et mes découvertes.

A Tain l’Hermitage, on est à la confluence de terroirs et territoires (géographiques, géologiques, historiques) et cela donne une richesse incroyable (et à mon avis méconnue) à cette région.
Je parlerai donc ici de vélo électrique, de grand air et de jardin !
Dans l’article suivant, j’aborderai le patrimoine découvert et dans le dernier article l’aspect gastronomique.

A l’assaut de la Colline de l’Hermitage en vélo électrique

On ne peut évidemment pas parler de vélo sans évoquer la ViaRhôna, cette célèbre vélo-route qui relie le Léman à la Méditerranée : elle passe au pied des vignes et des arbres fruitiers et permet d’avoir une vue sur les fameux vignobles. Mais on peut aussi se balader à vélo entre les vignes et j’avoue que tester le vélo électrique dans ces collines fut une révélation !

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Grâce aux vélos à assistance électrique de Fabien (www.ausommelier.com) qui en loue au pied de la colline de l’Hermitage, à nous l’ascension jusqu’à la Chapelle de l’Hermitage, sans aucune difficulté !

A mi chemin, au cabanon, nous profitons d’une pause dégustation : nous avons rendez-vous avec Sylvie du Domaine Michelas St Jemms et Christelle du Domaine Betton qui nous font découvrir leurs délicieuses productions. Fabien qui organise des balades viticoles (à pied, en vélo et en petit train) nous explique les différents terroirs autour de l’Hermitage et le façonnage du paysage.

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La descente en vélo jusqu’à Tain permet de revoir le paysage dans l’autre sens, quel régal ! Le paysage s’étale à perte de vue, on pédale au coeur de mythiques vignobles et on prend la mesure de la difficulté à entretenir ces parcelles morcelées et escarpées, entourées de murets en pierres sèches.

A noter : Ardèche Hermitage Tourisme a publié un guide de 20 balades (entre 20 et 80 km) à vélo électrique, également disponible en ligne. Je crois qu’on va tenter bientôt un des parcours proposés !

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Visite contemplative : Le Jardin Zen d’Erik Borja

Et dire que ce jardin est si proche de Lyon ! C’est un incontournable dans les parcs et jardins remarquables ! Ruisseaux, cascades, étangs et rivières, cerisiers, bambous, gravier ratissé, bancs et Torii invitent à la promenade méditative. En harmonie avec la géographie et le climat de la Drôme, l’artiste Erik Borja commence en 1973 la création d’un jardin selon les principes du Feng-shui. On prend le temps de déambuler dans ce jardin libre, on fait des pauses sur les bancs prévus pour les vues sur la vallée de l’Isère et le massif du Vercors.
On termine la promenade méditative par une initiation aux mouvements Qi Gong, art énergétique de santé et de bien être. Merci à Laurence pour cette initiation !

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PLUS D’INFOS
pour préparer une escapade dans cette jolie région :

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Depuis Lyon, Tain-l’Hermitage est à 1H15 en voiture par l’A7, et à moins d’une heure de train, depuis les gares de Part-Dieu, Perrache et Jean Macé.
Ardèche-Hermitage Tourisme
Location de Vélo chez Fabien
Le Jardin Zen d’Erik Borja

Le site Le Corbusier à Firminy

Lors de cette journée organisée par Saint Etienne Hors Cadre, j’ai eu la chance de découvrir le site Le Corbusier : on trouve à Firminy le plus grand ensemble architectural construit dans les années 60 en Europe.
Le site comprend la Maison de la Culture (seul bâtiment réalisé du vivant de l’architecte à Firminy, classée Unesco depuis 2016), le stade et la piscine (dont l’emplacement est défini par Le Corbusier en 1958 mais c’est André Wogenscky qui la conçoit), l’Unité d’habitation avec son école maternelle et  son toit-terrasse, et l’église Saint Pierre à la lumière incroyable.

La Maison de la Culture est le premier bâtiment construit par l’architecte, entre 1961 et 1965, dans le nouveau quartier de Firminy-Vert. Toujours en activité, cet édifice rassemble un vaste mobilier design des années 60.

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L’église Saint Pierre a vécu des rebondissements lors de sa construction et ce n’est qu’en 2006 qu’elle est totalement achevée, dans le respect du projet de Le Cobusier. La façade Est est perforée de la constellation d’Orion et un jeu de lumière naturelle a lieu tous les matins dans l’église.
Le jeu de couleurs se fait par le reflet de la lumière naturelle sur des surfaces peintes.

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La partie basse de l’église abritait les activités paroissiales et fait désormais office d’espaces d’expositions.
En ce moment, et jusqu’au 3 novembre 2019, filez voir la sublime exposition itinérante La Luce conçue par Nemo Lighting qui regroupe un ensemble exceptionnel de luminaires design de Charlotte Perriand et Le Corbusier. Luminaires originaux et rééditions, croquis et anecdotes illustrent la grande carrière internationale de l’architecte et de la designer. A noter : des indications à destination des enfants permettent à toute la famille de visiter cette expo.
Le travail de la lumière est également évoqué dans l’espace dédié au traitement de la lumière naturelle dans l’architecture de Le Corbusier, à voir !

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L’Unité d’habitation est la dernière édifiée parmi les 5 Unités d’Habitation bâties par le Corbusier. Commencé en 1965, le bâtiment est achevé par André Wogenscky. On y trouve les points fondamentaux de l’architecture de Le Corbusier : les pilotis (qui libèrent l’espace), la façade libre, le brise-soleil et le toit terrasse. L’ensemble est réalisé à l’échelle du « Modulor », la célèbre mesure de Le Corbusier.

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Seulement en visite guidée le samedi, on peut visiter l’appartement témoin : il n’a jamais été habité. Au départ appartement témoin pour les futurs habitants, aujourd’hui appartement témoin pour les visites !
Traversant, en duplex, 2 balcons, il bénéficie d’une belle lumière tout au long de la journée.

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Ce bâtiment de 130,35 mètres de long, 21 mètres de large et 56 mètres de haut, comporte 20 niveaux. Sept rues intérieures desservent à l’origine 414 logements de différents types (des duplex descendants et ascendants, soit une « rue » qui dessert 3 « niveaux ».

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L’école maternelle
A 50 m de hauteur, aux niveaux 18 et 19, c’est LA surprise de la visite ! L’école maternelle et le toit terrasse (au niveau 20). L’école ferme en 1998 après 30 ans d’utilisation. Des trois écoles que réalise Le Corbusier dans son oeuvre, celle-ci est la plus vaste et sans doute la plus aboutie.

Aujourd’hui, lors des visites, on découvre un espace fabuleux, des couleurs pimpantes et un cadre d’enseignement propice. Les salles et les espaces sont meublés et donnent l’idée de ce que les enfants vivaient à l’époque. J’aimerais bien rencontrer des anciens élèves pour connaitre leur ressenti d’avoir été dans une telle école ! C’est une visite très émouvante.

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Le toit terrasse était en partie la cour de l’école et en partie l’espace qui correspondait à la place centrale d’un village classique.

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Pour organiser votre visite sur le site Le Corbusier, rendez-vous sur le site. L’Unité d’habitation et son école maternelle ne se visite que le samedi en visites guidées sur réservation).

Pour aller plus loin, j’ai déjà relaté des visites sur des oeuvres de Le Corbusier ici  :
La chapelle de Ronchamp
le couvent de la Tourette

Un grand merci à Saint Etienne Hors Cadre pour l’organisation de cette journée incroyable !
J’ai une envie d’escapade incluant le logement dans cette immersion dans l’architecture du 20e siècle, j’espère pouvoir la réaliser bientôt. Stay tuned !

Me, You, Nous : Créons un terrain d’entente

« Me You Nous, Créons un terrain d’entente » c’est le thème de la Biennale Internationale du Design, qui se tient à Saint Etienne jusqu’au 22 avril 2019. De Lyon on accède à Saint Etienne en 50 mn de train. Dès l’arrivée à la gare, on est dans le bain : c’est la Biennale ! Elle nous invite à tisser des liens dans un monde qui vit de profondes mutations, et le ruban (fleuron stéphanois d’ailleurs !) permet le lien visuel.

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Commençons par le petit déjeuner dans les locaux de Saint Etienne Hors Cadre.
Saint Etienne Hors Cadre c’est quoi ? C’est une nouvelle vision de l’Office du Tourisme classique, une vision dynamique et croisant les centres d’intérêts, une nouvelle façon de visiter le territoire stéphanois, une invitation à sortir des sentiers battus et à s’ouvrir l’esprit.
Pour préparer une escapade à Saint Etienne, je vous conseille vivement le site de Saint Etienne Hors Cadre, qui regorge de bons plans et d’idées pour découvrir son territoire.

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Comme à chaque Biennale, je suis stupéfaite par la densité des propositions. Plus d’une centaine d’expos, de concerts, de performances, de rencontres… Et le thème cette année se prête particulièrement à cette multitude de terrains d’entente festifs, conviviaux et accessibles à tous. Dans le cadre d’une journée organisée par Saint Etienne Hors Cadre, j’ai abordé la Biennale avec une visite guidée éclairant indéniablement le message diffusé.

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Lisa White, commissaire principale de la Biennale 2019 considère le design comme un sport d’équipe : fini le design qui se limite à l’objet qu’on expose, fini le design « star ». La question du design réside désormais dans un thème global : pour qui ? pour quoi ? comment ? (au-delà de la seule préoccupation esthétique). Les ressources existent, les matériaux aussi, cessons d’en extraire ou d’en créer de nouveaux, posons-nous la question de la production en lien aux usages et aux besoin. Et si on pensait le design comme un vecteur nous permettant de construite un avenir commun allant au delà de nos différences ?

P1210299Entre tradition et innovation, découvrez sur le site de la Manufacture une quinzaine d’expositions sur la thématique du terrain d’entente. J’aime ces manifestations où chacun y trouve son compte, où les niveaux de lectures sont multiples, si bien que les discussions inter-générations sont riches d’enseignements. J’aime ces lieux où l’on se sent partie prenante, tant par les questions qu’ils suscitent que par ce sentiment d’être au bon endroit !

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Au coeur de la Manufacture on peut profiter d’une pause au café Le Point de Croix, esprit récup, recyclage et réemploi, forcément, ça va dans le thème !

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Si vous allez découvrir Saint Etienne en semaine, vous pouvez aller déjeuner à la Fabuleuse Cantine, un lieu atypique de restauration et de convivialité au sein du site de la Manufacture. La cuisine élaborée par le chef Boris Fontimpe est très créative et  issue de la lutte contre le gaspillage alimentaire :

P1210288Ce billet est loin d’être exhaustif, aussi je vous invite à aller consulter le programme de la Biennale et à vous concocter un programme de visites selon vos envies ! Mais ne tardez pas, il reste quelques jours avant la fin de cette édition.

En réalité, si je n’ai pas pu tout voir de la Biennale sur le site de la Manufacture, c’est parce qu’on en profitait pour visiter aussi le site Le Corbusier … objet d’un prochain article !

Un grand merci à Saint Etienne Hors Cadre pour l’organisation de cette journée incroyable !

des nouvelles et Firewood

Pour vous raconter un peu, ça s’agite pas mal côté tricot : des designs en cours (plein !), de  chouettes collab’ à venir, des projets dans l’édition, mes journées sont bien occupées par la maille !

Et évidemment, LE projet qui ne quitte pas mon bureau (ni ma tête) : Le Knit Eat Festival qui aura lieu le we du 6 et 7 avril 2019 à Lyon et que j’organise avec Nathalie. Des exposants de laines et accessoires pour tricoter, des workshops, des stands food merveilleux, ça fourmille dans tous les sens !
Le site n’est pas encore activé pour en savoir plus, mais n’hésitez pas à suivre le compte instagram de Knit Eat pour avoir les infos au fur et à mesure.

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A propos de collaboration, je viens de créer Firewood.
Firewood, c’est le nom du nouveau modèle de tricot que j’ai imaginé pour les superbes fils de The Fiber Co. Si vous ne connaissez pas encore cette compagnie, je vous recommande un petit tour sur leur site, vous en prendrez plein les yeux, et si comme moi les paysages du nord vous font rêver, vous aurez envie de faire une virée en Angleterre !
Voici la liste des distributeurs de cette marque en France.

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J’ai créer ce modèle pour le fil Arranmore : une merveille de fil 80% Merino wool, 10% cashmere et 10% soie, pour des aiguilles n°5 ou 6. La texture est à la fois légère et bien présente, j’ai adoré les nuances dans chaque couleurs.

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J’ai tout de suite eu envie d’un bon gros pull, avec une maille épaisse et ce fil me rappelait les fils un peu rustique des pulls qu’on porte volontiers pour une randonnée en forêt, l’aspect moelleux en plus !La gamme de couleurs est dans les tons que j’aime tant, un peu sourds et pourtant bien relevés, j’ai travaillé sur une gamme qui rappelle les années 50 : un bleu canard, un vert très clair, le tout relevé par un rouge tonique.
Immédiatement j’ai travaillé un motif pour un jacquard dans le même esprit, un motif géométrique et répétitif sur tout l’ouvrage.

Pour Firewood, j’ai donc décliné cette envie de bon gros pull en 6 tailles, du XS (porté par Zélie sur les photos) au XXL. Et grande première, la fiche existe aussi en anglais (merci pour l’indulgence des anglophones !).

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Firewood est un modèle qui se tricote en une seule pièce, sans couture. Les explications sont détaillées et comportent des schémas quand ils me semblaient nécessaires (notamment pour bien comprendre les rangs raccourcis). N’hésitez pas à me faire vos retours !
J’ai hâte de voir vos Firewood sur les réseaux sociaux.

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Pour vous procurer les explications de Firewood, c’est par ici :

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Remember September

Il y a plus d’un an, j’ai imaginé le gilet que Caroline porterait à son mariage. Douillet et ajouré, comme la dentelle de sa robe, il s’est avéré finalement indispensable pour la soirée fraiche du mariage, au milieu du mois de septembre en pleine campagne bourguignonne. En souvenir de ce joli jour où Caroline est devenue officiellement la femme de mon petit frère Matthias, j’ai nommé ce gilet ajouré « Remember September ».

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Mais il est là ! Remember September est prêt, j’ai pris beaucoup de plaisir à ajuster ce modèle, et j’ai apporté beaucoup de soin aux explications, avec des grilles et du texte pour les points ajourés (je sais que certains tricoteurs préfèrent suivre des grilles et d’autres du texte, alors j’ai mis les 2) , avec des schémas quand ils me semblaient nécessaires (notamment pour bien comprendre les rangs raccourcis). N’hésitez pas à me faire vos retours !
J’ai hâte de voir vos Remember September sur les réseaux sociaux.

Pour vous procurer les explications de Remember September, c’est par ici :

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Ce gilet est d’une légèreté incroyable : j’ai tricoté 2 fils en même temps, ultra légers, ce qui donne un gilet qui pèse environ 200 g !
J’ai utilisé ensemble le fil Kid Silk et le fil Yakusi (chez Kremke Soul Wool) et les gammes sont tellement chouettes que les harmonies sont infinies. Chez Fibres Collection, vous trouverez la liste des revendeurs de ces jolis fils en France. On peut substituer le fil Yakusi par de la Baby Alpaga, c’est sans doute plus courant à trouver !

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Voilà, je continue sur ma lancée, d’autres modèles sont en cours de rédaction et shooting, plus d’infos bientôt.

mon Winterfell d’automne

En avril dernier, je suis allée au Fil de la Manche, un salon pour les passionnés de fibres et de couleurs. La sélection d’exposants était chouette, la proximité de l’Angleterre m’a permis de faire de belles découvertes !

Et puis à chaque fois que je vois La Bien Aimée, je retombe en amour devant ses gammes de couleurs et de dégradés. J’avoue que jusqu’à maintenant, je n’avais pas osé me lancer dans une grande pièce tricotée en dégradé de couleurs. Alors je craquais pour un écheveau juste parce que son dégradé était à tomber ! Et puis Aimée présentait au salon le superbe gilet Winterfell de Katrin Schneider : coup de coeur pour le modèle avec sa forme simple et ses jolies lignes en diagonales sur les devants.
Aimée m’a aidée à choisir des écheveaux pour élaborer un joli dégradé, attention, une grande première arrivait avec un beau dégradé d’automne !

J’aime tellement ces constructions top down, sans coutures. J’ai fait quelques calculs de proportions pour prévoir un dégradé identique aux manches. Aux changements de coloris, je tricotais alternativement 2 rangs du coloris en cours et 2 rangs du coloris à venir.
Pour info : depuis aujourd’hui, vous pouvez retrouvez la traduction française de ce modèle.

Je suis ravie d’avoir testé le tricot en dégradé sur un si beau modèle !

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P1180848Toutes les infos sont sur mon Ravelry :
Modèle Winterfell de Katrin Schneider
en Merino Sport de La Bien Aimée
(1 écheveau de chaque : Drogon, Peerie Voe, San Tokki,Peerie Tokki)
boutons en porcelaine de l’Atelier Camelir.

Petite remise en jambes !

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Après un désert couturesque de 5 ans, j’ai retrouvé avec plaisir le chemin de la machine à coudre, grâce aux demandes de Violette et Zélie.
Jusqu’au début de leurs années de primaire, j’ai beaucoup cousu pour elles, et puis petit à petit j’ai compris que leur intérêt pour le Home Made by Mum s’émoussait doucement ! Ma machine à coudre est restée quelques années quasiment silencieuse. Et puis cette année, Zélie (qui rentre en 4e) a commencé à coudre des petites bricoles pour elle. Elle a voulu coudre un pantalon, un vrai, avec fermeture éclair, poches, pinces…

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P1180382 Il faut dire que depuis quelques années, l’offre de patrons modernes convenant parfaitement aux jeunes filles s’est bien étoffée.
On a cherché ensemble la forme qu’elle voulait (Zélie sait exactement ce qu’elle veut, pas question de tenter un petit changement d’orientation) et on a tenté le patron du pantalon Bruges, d’Orageuse. Je lui ai expliqué les bases, elle a relevé le patron seule pour sa taille, on a taillé le tissu puis cousu le pantalon ensemble.
J’ai trouvé le patron Bruges parfaitement expliqué, le pas à pas est facile à suivre et à comprendre, et ça m’a bien remotivée à coudre.

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pantalon Bruges, patron Orageuse
coupon de tissu Toto Tissu, Lyon

La pantalon lui va parfaitement, elle est ravie du résultat, c’est le pantalon qu’elle porte et reporte depuis qu’il est cousu. L’expérience était tellement chouette que je pense que ça ne sera pas le dernier !
On va tenter le pantalon en velours à grosses côtes pour cet hiver, affaire à suivre …
En attendant j’ai promis à Violette ma lycéenne, de terminer le combishort commencé pour elle cet été.
Et moi je suis ravie d’avoir repris la couture, pour le plus grand plaisir de mes grandes !

Annecy Paysages en famille

La ville d’Annecy ne manque pas d’atouts pour demeurer l’une des villes les plus attractives et les plus agréables de France, mais cet été elle offre un bonus supplémentaire qui vaut à lui seul la visite : l’événement Annecy Paysages, jusqu’au 2 septembre 2018.

C’est un itinéraire en ville et en plein air, ponctué par 23 installations artistiques et paysagères dans les sites emblématiques d’Annecy.

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Ce festival d’art contemporain a constitué pour nous un magnifique prétexte pour déambuler pendant 2 jours d’oeuvre en oeuvre, selon une grande balade urbaine, en prenant le temps de profiter des installations, des paysages et de la ville.

L’épicentre est situé au niveau du Centre Bonlieu. Les balançoires géantes de Pierre Laurent et Nicolas Grun s’y sont installées, après avoir fait une première apparition en 2017 dans les jardins de l’Europe. Nous y sommes retournés plusieurs fois, c’est le lieu de la pause par excellence. On se pose seul ou à plusieurs sur les plateaux-balançoires suspendus, on se laisse bercer, on est en lévitation, on s’allonge pour contempler le ciel et les arbres…

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Les volumes en bois des structures des balançoires font écho au volume de béton brut du Centre Bonlieu et créent un paysage de reliefs suspendus imaginaires. Cette oeuvre poétique, ludique, interactive et accueillante nous a beaucoup plu.

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Dans les jardins de l’Europe, au bord du lac, plusieurs œuvres ponctuent la promenade et évoquent le rapport au paysage environnant.

L’installation Truthehole, du collectif Splace, est une chambre noire à l’intérieure de laquelle on entre pour voir la projection inversée du paysage. Elle s’inspire de la caverne de Platon et interroge le rapport entre perception subjective et réalité du monde.

A l’extérieur, ses faces recouvertes de miroirs sont une invitation au selfie ! (et là on s’inspire plutôt du mythe de Narcisse…).

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L’installation de pots géants Hortus Terra ponctue la promenade du canal du Vassé.

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Devant l’hôtel de ville, la magie de l’artiste pop art coréen Choi Jeong Hwa opère à nouveau. Nous aimions déjà son bouquet géant Flower Tree à Lyon au bord du Rhône. Ici c’est une oeuvre vivante et animée : Breathing lotus flower, une fleur de lotus géante qui respire en un mouvement lent qui évoque le rythme de la respiration ou d’un coeur qui bat.

hôtel de ville annecy breathing lotus flower Choi Jeong Hwa art contemporain

Devant l’emblématique palais de l’île flottent des poissons volants. Ces 40 origamis sont en mouvement perpétuel, bercés par le vent.

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annecy origamis

Dans le square de l’évêché ont pris place « les hôtes du logis » de Victoria Klotz, cigogne, renard, antilope, vautour moine, ours polaire, élan… Juchés sur de hautes chaises en bois, ces animaux sauvages s’invitent en centre-ville et évoquent un nouvel écosystème plus accueillant…

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Sur la place Notre Dame s’élève la pyramide végétale du collectif champdespossibles.net : le mont des possibles. C’est un jardin vertical, une ferme urbaine où poussent cucurbitacées, haricots, pois de senteurs, ipomées. On y pénètre et on y joue entre les poteaux de bois qui évoquent une forêt. Vu d’en dessous, c’est un jardin en cascade qui laisse échapper des vues vers la ville.

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On suit à nouveau les bords du lac pour rejoindre la parc Charles Bosson, du côté de l’Impérial. Ici le collectif Cultures Urbaines a créé un potager dans la ville, un jardin potager circulaire qui privilégie la diversité végétale, les variétés anciennes et les plantes comestibles régionales. Au centre du jardin, une table de dégustation ouverte à tous incite à la rencontre et à la pause. On peut y découvrir (et y sentir) différentes variétés de basilic et autres herbes aromatiques.

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Nous retournons dans le Centre Bonlieu, pour y admirer le rideau de la méduse, un immense entrelacs végétal flottant imaginé par Jean-Philippe Poirée-Ville, pour y visiter une exposition d’art sur skateboard, et bien sûr pour flâner dans l’extraordinaire librairie BD Fugue Café

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Annecy Paysages, c’est aussi à voir la nuit : les oeuvres mises en lumière prennent une autre dimension, magique. Et sur l’île des Cygnes (jardins de l’Europe), l’installation lumineuse Extended Island n’est visible qu’en pleine nuit.

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Nous ne connaissions pas encore cette ville, et Annecy Paysages était  un bon prétexte pour la découvrir. A 2h de Lyon en TER, c’est une chouette destination pour une escapade le temps d’un week-end.

Jean Prouvé, architecte des jours meilleurs

L’exposition que je ne voulais absolument pas louper s’arrête dans quelques jours ! C’est le genre d’expo qu’il faudrait laisser plus longtemps, ou qu’il faudrait faire tourner…

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C’est à Arles, à la fondation LUMA, dans le Parc des Ateliers, vaste plateforme culturelle en  plein développement dans le site industriel d’un ancien centre de maintenance SNCF, que je suis allée à la rencontre de la plus grande collection de bâtiments de Jean Prouvé jamais réunie…

Le lieu de l’exposition, la Grande Halle, une ancienne fonderie du XIXème siècle, est particulièrement approprié pour présenter l’oeuvre du plus grand designer du XXème siècle, qui a commencé sa carrière dans la ferronnerie d’art.

A l’entrée de la Grande Halle on peut admirer la maquette du bâtiment de Frank Gehry, en cours de construction à quelques mètres de là. Il est frappant de voir à quel point les travaux de ces deux architectes sont opposés : le premier rejette l’ornement et magnifie la structure épurée et la fonctionnalité, tandis que le second crée des sculptures habitées qui défient les lois de la gravité.

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L’exposition est magnifiquement documentée et illustrée sur le travail de Jean Prouvé sur les constructions légères démontables. Elle présente des maquettes d’étude, des croquis, des plans, des prototypes.

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Mais surtout son caractère exceptionnel tient au fait qu’elle présente 12 authentiques bâtiments, datant de 1939 à 1969.

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Depuis la rudimentaire baraque militaire en bois de 1939 jusqu’à la mythique station-service Total de 1969, la découverte de ces bâtiments nous éclaire sur la progression vers l’épure et l’efficacité des structures préfabriquées de Prouvé, et la recherche d’équilibre entre authenticité des matériaux, construction innovante et peu coûteuse et design minimaliste.

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Les réalisations de Jean Prouvé répondaient avant tout à des situations d’urgence.

En allégeant la structure et en rationalisant l’assemblage, Prouvé a réussi à créer des modèles de maisons qui étaient entièrement montées en une seul journée par 4 hommes, chacun des éléments préfabriqués pouvant être porté par un seul homme.

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Le plus grand bâtiment présenté est l’école de Bouqueval, une impressionnante école primaire préfabriquée de 24 m x 8 m, sur 4 m de hauteur, qui date de 1949.

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L’emblématique maison « les jours meilleurs » répondait à une commande de l’abbé Pierre pour loger rapidement, à moindre coût et dans de bonnes conditions de confort les nombreuses familles démunies et sans domicile, au milieu des années 1950. Malheureusement ce prototype ne fut jamais fabriqué en série comme prévu, à cause de difficultés d’autorisations administratives.

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La plupart des constructions modulaires de Jean Prouvé reposent sur un système de « compas » stables et légers, en position centrale, qui soutiennent une unique poutre centrale. Les murs ne sont pas porteurs, ils ne sont qu’une enveloppe qu’on peut faire varier à sa guise, notamment avec des baies vitrées de toutes proportions selon la nature du bâtiment.

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Au-dessus du Parc des Ateliers s’élève déjà la tour de Frank Gehry, dont la construction devrait être achevée en 2019.

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Ravie donc d’avoir pu voir à temps cette merveille d’exposition. Il faudra revenir à Arles pour voir le bâtiment de Gehry et les nouvelles occupations du LUMA.