La Manufacture (musée de la mémoire et de la création textile)

En arrivant à Roubaix, on avait établi notre liste de lieux à visiter : la magnifique Piscine évidemment et la fabuleuse Villa Cavrois, et également la Manufacture, aujourd’hui Musée de la mémoire et de la création textile.

Le patrimoine industriel textile de la métropole lilloise est riche et a laissé, après sa période florissante, de beaux potentiels à réinvestir. Ici, à Roubaix, on évoque l’histoire textile mais la Manufacture s’ancre également dans un contexte dynamique de création contemporaine et de tissage de liens avec des cycles d’ateliers (couture, tricot …).
Encore une fois ici je suis comblée : on retrouve à la Manufacture la brique, la tradition textile et le réinvestissement des lieux en espace de création et de rencontre.

p1090293 Dans l’ancienne usine de tissage de tissus d’ameublement, les enfants sont rapidement mis dans le bain : on leur propose d’enfiler une blouse d’ouvrier textile et nous allons suivre la visite « Filémon » organisée spécialement pour les familles. La laine et autres fibres, la trame, les cartes perforées pour les motifs jacquard, la navette et les textiles innovants n’ont plus de secrets pour les enfants !
Dans la salle des machines, c’est une véritable exposition chronologique des métiers à tisser. On progresse de machine en machine, de celles utilisées à la main, chez le particulier au Moyen-Age jusqu’à celles ultra perfectionnées actuelles pilotées par ordinateur. On imagine sans peine l’ambiance sonore dans cette usine au plus fort de l’activité.
Nos petits lyonnais ont pu comparer l’histoire textile roubaisienne à celle des Canuts de nos quartiers !

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A la Manufacture on découvre l’évolution du tissage mais on comprend aussi comment dans quel contexte social s’insère cette histoire textile : des témoignages des hommes et des femmes (patrons, tisserands, stylistes, bobineuses..) qui ont participé à cette histoire complètent parfaitement la visite.

Expositions de création textile contemporaine, ateliers d’initiation, à la Manufacture, on mêle Histoire et souvenirs avec des usages nouveaux qui rendent le site dynamique et vivant.

Prochain article de notre périple dans le Nord : une ballade à Lille !

La villa Cavrois

Pour dire la vérité, l’élément déclencheur de nos vacances dans la métropole du Nord en octobre 2016 c’est la villa Cavrois ! Depuis son ouverture au public en juin 2015, on rêvait de la visiter… et on n’a pas été déçus. Elle justifie à elle seule un séjour à Roubaix, où il y a encore d’autres merveilles à découvrir

p1080970 La villa Cavrois, à Croix à côté de Roubaix, ce n’est pas seulement l’un des spots les plus vus dernièrement sur Instagram et autres réseaux. C’est surtout une maison iconique d’exception, qui figure sur la liste internationale des Iconic Houses, aux côtés de la villa Savoye, de la villa Noailles, de la maison Schröder-Rietveld, de la Fallingwater house, de la Eames house ou de la Casa Batllo

Nous avons eu la chance de recevoir un chaleureux accueil personnalisé du personnel et du chargé de mission du Centre des Monuments Nationaux. Ils nous ont raconté la grande histoire de la villa, et aussi les petites anecdotes… Ils ont ouvert pour nous certaines portes habituellement fermées, comme celle du coffre-fort… N’hésitez pas à questionner les membres du personnel dans la maison, ce sont des passionnés qui seront très heureux de vous faire partager leur savoir.

La villa Cavrois, c’est une architecture hors du commun. C’est le chef d’oeuvre de Robert Mallet-Stevens, réalisé en 1932 pour l’industriel Paul Cavrois et sa famille. Incroyable château moderne de 1800 m2 habitables et 840 m2 de terrasses, c’est une oeuvre d’architecture totale qui concentre toutes les technologies avancées de l’époque et qui est considérée comme le manifeste de Mallet-Stevens (concepteur aussi de la fameuse villa Noailles). L’architecte a conçu également l’ensemble du décor, des poignées de portes aux horloges, l’agencement, le mobilier et le parc.

La villa Cavrois, c’est un destin hors du commun. Occupée par les allemands pendant la seconde guerre mondiale, transformée dans les années 50/60, abandonnée après la mort de Lucie Cavrois en 1986, la maison est vandalisée et ses décors sont entièrement pillés. Classée au titre des Monuments Historiques en 1990, il faudra attendre son acquisition par l’Etat en 2001 puis une douzaine d’années de recherches et de restaurations pour retrouver son état originel, au moyen d’un budget de 23 millions d’euros.

p1080981La cuisine, au rez-de-chaussée, est un laboratoire épuré.

Le passe-plat permet de monter les repas de la cuisine à l’immense terrasse de réception au troisième niveau de la villa.

p1080982 p1080983 p1080993 La salle de bain d’une des chambres de jeune-homme :

p1080997 Une chambre de jeune-homme :

p1080998 Le coffre-fort dissimulé derrière un panneau de boiserie :

p1090001 Le boudoir de Mme Lucie Cavrois :

p1090003 Dans la salle de bain de M. et Mme Cavrois, d’une surface de 40 m2, Ernest a testé la balance intégrée à la pièce :

p1090005 Une chambre non restaurée témoigne de l’état de délabrement de la villa dans les années 1990, et elle permet également de comprendre la structure constructive du bâtiment ainsi que les principes d’isolation, de ventilation et d’amenée des réseaux :

p1090008 Le parc, avec sa perspective accélérée par un jeu d’optique, est le prolongement de l’espace bâti :

p1090017 p1090027 p1090029 p1090038 p1090049 p1090050 Au sous-sol sont présentés les matériaux et accessoires d’origine, dans l’état dans lequel ils ont été trouvés. Il ne faut pas manquer non plus dans cet espace le passionnant film qui retrace la minutieuse restauration.

p1090060 p1090061 p1090066 p1090070 N’oubliez pas d’aller contempler la perspective depuis l’extrémité du bassin-canal. Sa faible profondeur lui permettait de se transformer en patinoire en hiver, pour les enfants Cavrois.

p1090077 p1090083 p1090092 p1090097 La piscine, conçue par Mallet-Stevens dans le prolongement de l’espace de la villa, présentait plus de 3 m de profondeur pour permettre les plongeons depuis le haut plongeoir.p1090100 p1090102 Le boulingrin était utilisé pour les parties de croquet :

p1090113 p1090115 Les briques jaunes ont été fabriquées spécialement pour la villa. Les joints peints en noir mettent en valeur les lignes horizontales.

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En cheminant entre la villa et l’arrêt de tramway judicieusement nommé « Villa Cavrois », on découvre le contexte bourgeois du quartier avec ses pavillons très cossus disséminés dans des parcs arborés, et on se rend compte que la maison de Mallet-Stevens est en complet décalage avec ses voisines. La villa n’a jamais été appréciée par le voisinage. Sa modernité et sa différence dérangeaient, à tel point que les enfants Cavrois en avaient honte et qu’ils cachaient leur adresse à leurs camarades d’école !

La récente popularité de la villa Cavrois n’a pas fini de grandir : une semaine avant notre visite elle accueillait le tournage du prochain film de François Ozon, lequel se déroulera aussi rue Mallet-Stevens à Paris… On a hâte !

Prochaine visite, toujours à Roubaix :
la Manufacture et sa superbe collections de métiers à tisser.

Décembre à imprimer

Le changement d’heure est passé, le froid est bien installé, dans quelques semaines on sera en décembre !
Voici décembre à imprimer pour poursuivre les bonnes résolutions d’organisation professionnelle, familiale etc…

Un par enfant, un pour la famille, un dans le bureau, tout est possible…
Ca me ferait plaisir de voir comment et où vous les utilisez, n’hésitez pas à partager sur vos réseaux sociaux !

Pour imprimer DECEMBRE 2016 sur un format A4, il suffit de cliquer ici :

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Rendez-vous début décembre 2016 pour imprimer le premier de 2017 !

De Lille à Roubaix en tramway

Lorsque nous avons choisi la capitale du Nord-Pas-de-Calais (pardon : des Hauts-de-France) comme destination de vacances, nous ne nous doutions pas que nous découvririons non pas une mais deux villes de grand intérêt : Lille, bien sûr, mais aussi Roubaix, notre coup de coeur de l’automne 2016. Finalement c’était une évidence entre Roubaix et moi : l’ancienne capitale mondiale de la laine et l’accro au tricot et aux tissus ! Alors si en plus il y a des briques, je suis comblée !

Je vous recommande un moyen idéal d’accès et de découverte du patrimoine Roubaisien : la visite guidée de Lille à Roubaix en tramway, proposée par l’office de tourisme de Roubaix. Nous avions rendez-vous avec notre guide le samedi à 10H45 à la gare de Lille Flandres.
La première partie de la visite, depuis le tramway R, est comme un long travelling architectural et historique qui voit défiler le paysage urbain du Grand Boulevard. Pendant la progression du Mongy (surnom du tram Lillois, du nom de son créateur), notre guide nous désigne les façades en nous racontant l’épopée industrielle, urbaine et sociale qu’elles évoquent. Hôtels particuliers, villas anglo-normandes, châteaux néo-flamands et autres demeures bourgeoises des familles d’industriels côtoient les immeubles de rapport et les cités ouvrières.
Le Grand Boulevard et son tramway ont été créés en 1909 pour relier Lille à Roubaix et Tourcoing, accompagnant alors la formidable expansion industrielle. A l’origine il comportait une chaussée pour les voitures rapides, une pour les véhicules lents, une voie cavalière, une piste pour les vélos, la voie ferrée du tramway de l’Électrique Lille-Roubaix-Tourcoing d’Alfred Mongy, et des promenades pour les piétons.
Nous apprenons comment le petit village de Roubaix est devenu en moins d’un siècle une capitale mondiale de l’industrie textile. Nous traversons un territoire qui a vu naître Les Trois Suisses, La Redoute, Damart, Phildar, Auchan, Décathlon, Carambar…

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Arrivés au terminus de la ligne, la visite se poursuit à pieds, via l’office de tourisme et le grandiose Hôtel de Ville dont la façade raconte la filière textile. L’ancienne usine des filatures Motte-Bossut, aujourd’hui occupée par les Archives du monde du travail, est un imposant château fort de briques sur 5 étages, aux tours crénelées. Continuer la lecture de « De Lille à Roubaix en tramway »

Atelier déco de Noël avec Avery

igLe froid est bien arrivé, et avec lui, le petit rappel que dans quelques petites semaines c’est Noël !
J’ai déjà quelques petites idées pour un sapin de Noël conceptuel qu’on va élaborer en famille, mais je dois affiner l’idée avant de passer à la réalisation. En attendant, avec les enfants nous avons participé à un chouette moment gourmand et récréatif au Télécabine, cet endroit que j’adore ! Au programme : cuisine et DIY avec les produits Avery.

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Avec la douce Jeanne de Delicatessen Factory, les enfants ont cuisiné des Kipferle, ces délicieux sablés de Noël, ils ont concocté des Snow Colada, cocktails à base des jus de fruits et de chocolat. Au coin du feu, nous avons dégusté un bon thé de Noël et les productions de l’atelier cuisine ! Continuer la lecture de « Atelier déco de Noël avec Avery »

Novembre à imprimer

L’automne est bien entamé !
Voici novembre à imprimer pour poursuivre les bonnes résolutions d’organisation professionnelle, familiale etc…

Un par enfant, un pour la famille, un dans le bureau, tout est possible…
Ca me ferait plaisir de voir comment et où vous les utilisez, n’hésitez pas à partager sur vos réseaux sociaux !

Pour imprimer NOVEMBRE 2016 sur un format A4, il suffit de cliquer ici :

Rendez-vous début novembre 2016 pour imprimer celui de décembre !

Ma vie de Courgette

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Il m’est arrivé un truc incroyable : je suis devenue fan d’un film avant même sa sortie !
J’ai pu voir l’exposition de l’envers du décor du film d’animation « Ma vie de Courgette » au Musée Miniature et Cinéma de Lyon.
Ce Musée est un concept unique en Europe, qui rassemble une riche collection de décors et d’éléments ayant servis aux tournages des plus grands classiques du cinéma. Il a été fondé par Dan Ohlmann, généreux et volubile en anecdotes sur le sujet cinéma !

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Dès le premier coup d’oeil sur l’exposition, j’ai été touchée par la gamme chromatique de l’ensemble : des couleurs à la fois sourdes et franches, comme patinées et gardant les traces du passé.
Les marionnettes aux grands yeux m’ont vraiment émue, elles ont un pouvoir puissant !
J’ai un petit faible pour Ahmed et son pull tricoté à rayures, sûrement une petite nostalgie des mini-habits que je tricotais pour les poupées des enfants !
Les décors touchent par leur sens du détail, par l’émotion qu’ils dégagent dans leur allure surannée : la salle de classe et la cantine sont parfaites, la fête foraine est magique, le chalet aux volets bleus donne envie de s’y installer.

Courgette croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère, il va découvrir et apprendre un nouvelle vie dans le foyer pour enfant qui l’accueille. L’histoire est inspirée du roman de Gilles Paris « Autobiographie d’une Courgette ».

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grenierLe film de Claude Barras, une production franco-suisse sort le 19 octobre et depuis le 7 octobre (et jusqu’au 2 avril 2017), on peut découvrir les coulisses du film et c’est une magnifique et touchante exposition qui permet de redonner vie aux décors et personnages. La fabrication des personnages et des décors, ainsi que le tournage du film se sont déroulés dans les studios du Pôle Pixel à Villeurbanne.

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 On découvre avec émotion les coulisses de la conception du film, du story-board au making-of, en passant par la fabrication des décors et des marionnettes jusqu’aux techniques de tournage. Le film a nécessité plus de 3 ans de travail en studio à plus d’une centaine de personnes !

p1080237Ce fut une grande découverte pour moi de comprendre les rouages de la conception d’un film en « stop motion », ce système d’animation image par image permettant de créer un mouvement à partir d’objets immobiles. Les 24 images qui composent 1 seconde de film sont autant de prises de vues différentes et donc autant de scènes à modifier légèrement.
D’où les collections de bouches, sourcils, paupières et d’yeux qui se fixent sur les têtes pour rendre les diverses émotions, d’où les diverses armatures et systèmes ingénieux à rotules pour animer les marionnettes.

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montage-personnages p1080229On imagine aisément le travail colossal que ce film a demandé !
Finalement, on est à mi-chemin entre l’artisanat (avec la fabrication des décors et des marionnettes) et l’ultra-technologie (pour assurer l’animation au millimètre près !). L’expo présente 35 personnages (sur les 50 fabriquées pour le film), 9 décors originaux recomposés (sur les 60 préparés pour le film), les étapes de la fabrication d’une marionnette, des planches préparatoires, des making-of et des séquences de films.

affiche-ma-vie-de-courgetteJ’ai hâte de découvrir Courgette sur grand écran le 19 octobre, et de retourner voir l’exposition avec les enfants. Ca sera également l’occasion de revoir le Musée Miniature et Cinéma, qui est vraiment une belle sortie à faire !
Quand on sait qu’en plus la BO est signée Sophie Hunger, et quand on regarde le teaser trop mignon, plus de doute, on fonce voir Courgette !

l’appartement témoin des Gratte-ciel de Villeurbanne

couv2 p1070880 Nous avons eu la chance de découvrir l’appartement témoin des Gratte-Ciel tel qu’il était à sa création en 1935, en remontant le temps grâce à Cybèle !

Lucille, notre guide, a un don de medium : elle a rapidement laissé la place à son ancêtre Lucette, qui s’exprime à travers elle pour nous vanter les mérites du nouveau quartier qui est en train de s’élever à Villeurbanne au début des années 1930. Ce sont alors les plus hauts immeubles d’habitation en France, construits par la Société Villeurbannaise d’Urbanisme sous les ordres du maire socialiste Lazare Goujon, et destinés à accueillir les ouvriers qui affluent en masse dans la ville en plein développement industriel.

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Lucette, qui nous prend pour des ouvriers à la recherche d’un logement dans le nouveau centre-ville de Villeurbanne, essaie de nous convaincre d’emménager dans un appartement de la SVU. Nous découvrons l’incroyable confort moderne dont sont dotés les logements : téléphone, eau chaude et gaz à tous les étages, toilettes individuelles dans les appartements, vide-ordures…
Lucette pointe également l’élégance des détails architecturaux très à la mode : les vitraux géométriques, le travail sur l’escalier …

p1070902 p1070903 p1070904 p1070905 La presse internationale de l’époque relate d’ailleurs cette opération urbaine novatrice et unique au monde.

p1070883p1070885 p1070888p1070890 p1070892 p1070906 L’ensemble architectural est caractérisé par les principes hygiénistes : les logements sont tous très lumineux et aérés malgré leur densité, au moyen de leur plan en redans et leurs volumes découpés en gradins.

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C’est grâce à la création des Gratte-Ciel que Villeurbanne a manifesté son identité propre et son autonomie par rapport à Lyon, en se constituant un centre-ville monumental, animé et moderne.

p1070908 Il s’agit d’un véritable centre-ville vivant qui présente une mixité fonctionnelle : au rez-de-chaussée des immeubles d’habitation se trouvent de nombreux commerces, et au coeur du quartier l’hôtel de ville se signale de loin par son impressionnant beffroi, face au palais du travail qui comporte un théâtre, une piscine, des salles de réunion, un dispensaire.

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Lucette nous a convaincus !
A la fin de la visite, Lucette redevient Lucille et on peut alors lui poser des questions plus contemporaines sur l’évolution du quartier et son histoire actuelle. Nous avons vraiment adoré cette visite à la fois ludique, instructive et insolite !

Cybèle organise plein d’autres visites insolites et théâtralisées, dans d’autres quartiers et d’autres époques, en convoquant d’autres fantômes du passé qu’on espère avoir l’occasion de rencontrer prochainement pour le plaisir de découvrir le patrimoine en s’amusant…

Brest en devenir

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Depuis longtemps on aime passer une journée à Brest lors de nos vacances dans le Finistère, notamment pour refaire le plein de livres à la formidable librairie Dialogues. Mais cet été 2016 nous avons fait une promenade plus longue que d’habitude, à pieds et en tramway, pour découvrir différents quartiers…

P1060724 Après avoir gravi les escaliers du port du commerce, nous traversons la promenade du cours Dajot, en admirant les vues incroyables, avant de rejoindre la rue de Siam puis l’église St Louis.

p1060836 p1060713 p1060842p1060719 L’église St Louis a été construite entre 1953 et 1958 sur les ruines de l’ancienne église du XVIIIème siècle détruite par la seconde guerre mondiale. Nous avons été impressionnés par la pureté de ses lignes, sa dimension verticale, ses volumes démesurés et sa lumière intérieure.

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La nef est complètement dissymétrique. Le lumineux mur-verrière Est répond au massif mur Ouest, presque aveugle pour protéger l’édifice des violentes intempéries portées par les vents marins. Ce mur Ouest est néanmoins doté de petits vitraux colorés perchés 15 m au-dessus de nos têtes…

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La chapelle du baptistère présente une dimension  moins écrasante et plus en rapport avec l’échelle humaine.

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A côté de l’église, les halles Saint Louis d’architecture moderniste étaient en fin de rénovation lors de notre passage dans l’été 2016 et méritent qu’on revienne déguster ses produits.

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L’hôtel de ville de Brest trône au sommet de l’axe majeur formé par la rue de Siam. Sa silhouette imposante est encadrée par la géométrie symétrique de la place de la Liberté, animée par des jets d’eau dynamiques.

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Nous avons ici emprunté le tramway pour nous rendre dans le quartier de Recouvrance, et parcourir la rue Saint Malo, unique rue conservée en l’état après les bombardements de 1944, et dont les ruines stabilisées accueillent aujourd’hui des actions associatives et culturelles ouvertes à tous.

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Enfin l’aperçu du chantier du plateau des Capucins,  écoquartier en cours de construction dans les anciens ateliers de métallurgie navale, nous a donné envie de revenir voir la naissance de ce nouveau quartier  qui sera relié au centre-ville dès octobre 2016 par le premier téléphérique urbain à usage de transport en commun en France.

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Pour le parcours complet de notre balade brestoise, il suffit de cliquer sur l’image :

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On reviendra dans quelques temps et on cette fois, c’est sûr, on testera le téléphérique !

Grand Train

Je me souviens du temps où papa nous avait embarqués sur un pont pour faire signe au premier TGV qui passait dans notre région, je me souviens des magazines « La vie du Rail » empilés sur la table basse du salon, je me souviens de cette maquette de train géante dans le garage, du bruit que faisait ces trains miniatures en passant un aiguillage et du temps passé à réaliser les gares et autres bâtiments miniatures…
Conséquence délicieuse, aujourd’hui j’adore prendre le train et même attendre un train, les ambiances de gares me fascinent, et je rêve d’un tour du monde en train !

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Je ne pouvais pas louper Grand Train, ce lieu alternatif et éphémère (et donc unique) qui prend place dans un ancien atelier de maintenance de locomotives de la SNCF (« dépôt ferroviaire Chapelle »), au 26 ter rue Ordener, à Paris 18e. Grand Train a investi cette friche industrielle en attendant les travaux des logements. Il est encore temps de le découvrir, il ferme ses portes le 16 octobre.

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Envie de siroter une bière assis sur des rails en plein air, ou encore confortablement installé dans un fauteuil moelleux dans la voiture d’un train, tandis que défilent des images de paysage sur grand écran ? Et si on faisait une partie de pétanque entre les rails, après un délicieux burger ?
Grand Train c’est le choix entre 8 points de restauration et 6 bars dont les noms évocateurs font d’emblée voyager, j’avoue, j’ai commandé une bière au California Zephyr (ce train mythique qui traverse les USA de Chicago à San Francisco) rien que pour son nom !
Ateliers, expos, concerts tout le programme est ici !

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Redonner vie à ce grand lieu (2,5 hectares) est un pari parfaitement réalisé : la mémoire du site est le point de départ de toute la scénographie.
Sans en faire des tonnes, la référence aux trains et à tout ce qui les évoque est omniprésente : 25 locomotives anciennes venues des 4 coins de la France sont mises en scène, un écran géant diffuse des images vintages de gares et de train, des costumes anciens de cheminots, des banquettes, de la signalétique ça et là…

C’est quand et où le prochain Grand Train ?