Mise en avant

LE HAVRE > DUNKERQUE A VELO SUR LA VELOMARITIME

NOTRE PROJET FOU : PEDALER DU HAVRE A DUNKERQUE SUR LA VELOMARITIME

Lorsqu’on a vu l’appel à candidature pour devenir ambassadeurs 2022 de la Vélomaritime, avec son slogan « Evadez-vous sur un itinéraire phare », on s’est dit que c’était pour nous : on adore le vélo, on adore les voyages itinérants sans voiture, et on adore les phares !

On a eu l’immense chance d’être désignés ambassadeurs 2022 de la Vélomaritime, et donc de mettre notre projet à exécution. La Vélomaritime, c’est la partie française de l’EuroVelo 4, soit 1500 km d’itinéraire cyclable de Roscoff à Dunkerque. N’ayant qu’une seule semaine disponible, hélas, on a choisi de voyager sur un petit tiers de l’itinéraire : du Havre à Dunkerque, soit 430 km. Voici le récit de cette belle aventure, qui a débuté dimanche 12 juin 2022 par notre arrivée au Havre en train.

En rouge sur la carte de la Vélomaritime : notre voyage

NOS VELOS : DES VELOS A ASSISTANCE ELECTRIQUE

Nous avons voyagé avec nos vélos à assistance électrique, que nous utilisons quotidiennement à Lyon pour grimper d’une colline à l’autre ! Nous vivons sans voiture depuis 2000, et nous nous sommes équipés en VAE en 2018. Renaud a un vélo Moustache Samedi, et Emma a un vélo Kalkhoff Endeavour, tous les 2 avec des batteries de 500 Wh.
Sur la Vélomaritime, l’assistance électrique n’est absolument pas indispensable, mais elle est appréciable pour les pentes des valleuses du pays de Caux notamment, c’est-à-dire entre Le Havre et Le Tréport. A partir de la baie de Somme et jusqu’à Dunkerque, l’itinéraire est beaucoup plus plat.

LES BAGAGES : VOYAGER LEGER

Nos bagages : 2 sacoches arrière de 40 litres pour Renaud, et 1 sacoche arrière de 40 litres + 1 petite sacoche de guidon pour Emma. C’est largement suffisant pour voyager une semaine en été, sachant qu’on dort tous les soirs à l’hôtel. On a juste besoin d’un T-shirt et d’un sous-vêtement par jour, un sweat, un pantalon de pluie et un imperméable, des gourdes, quelques livres, une boîte d’aquarelle et un carnet, et bien sûr du tricot pour Emma !

C’est parti ! Suivez vous dans notre aventure sur la Vélomaritime, en commençant par le Jour 1, notre parcours Lyon > Le Havre en train avec nos vélos.

JOUR 3 – ETRETAT > LES PETITES DALLES

Aujourd’hui on pédale encore moins qu’hier sur la Vélomaritime ! Seulement 38 km, mais on a programmé plusieurs visites de musées qu’on rêve de voir depuis longtemps, et on a prévu de flâner sous le beau soleil normand…

En passant devant les belles villas d’Etretat, on se dirige vers la plus célèbre d’entre elles : celle d’Arsène Lupin… ou plutôt de son auteur Maurice Leblanc, le Clos Lupin. On laisse nos vélos à notre maison d’hôtes le Castel de la Terrasse, située à deux pas, on reviendra les chercher après la visite.

Le petit jardin du Clos Lupin est magnifique : agrémenté de nombreuses fleurs, des roses… et des lupins bien sûr. C’est un bon spot tricot pour Emma, avant de visiter l’intérieur de la villa. Cette extraordinaire maison d’écrivain est une invitation à approcher l’intimité de Maurice Leblanc, même si seul le bureau est restitué dans son état d’origine. Il y écrivait trois pages par jour, avec régularité.

Les autres pièces évoquent l’univers d’Arsène Lupin, et dévoilent quelques-uns de ses secrets dans une scénographique ludique et mystérieuse. L’audioguide contribue à nous plonger dans l’ambiance de l’aiguille creuse, de la comtesse de Cagliostro, et autres aventures du gentleman cambrioleur…

Maurice Leblanc aimait parcourir le pays de Caux à bicyclette, il aurait adoré la Vélomaritime ! Nous suivons son exemple, et nous enfourchons nos vélos. Grisés de grand air et de soleil, nous sillonnons le pays de Caux, avec l’impression d’être au milieu d’une carte postale : les vaches normandes, les champs de lin bleutés, les champs de blé parsemés de coquelicots, les falaises vertigineuses et l’horizon marin…

Les fermes cauchoises sont particulièrement belles et fières, avec de grands corps de bâtiments en élégant appareillage de briques et de silex, encadrés de haies bocagères et de rideaux de grands hêtres plantés serrés sur des talus, les clos-masures, caractéristique du pays de Caux. Ils protègent du vent, et ils freinent l’écoulement de la pluie. Ce sont de majestueux témoins vivants de pratiques agricoles ancestrales en harmonie avec la nature.

La Vélomaritime passe à côté de la gare des Loges : sa voie ferrée construite en 1894 accueille aujourd’hui petits trains touristiques et vélo-rail.

Depuis la très belle descente sur Fécamp, on profite des vues plongeant dans la mer, même si on sait qu’après la descente il y aura une montée aussi abrupte pour remonter de la valleuse. Mais en vélo à assistance électrique on ne se plaint pas !

On s’arrête sur la plage de Fécamp, pour une pause saucisses – frites, glaces, tricot et aquarelle !

La visite suivante de la journée, nous l’attendions avec impatience : au cœur de Fécamp, l’impressionnant palais Bénédictine est un lieu exceptionnel.

Cet édifice néo-gothique est dédié à la liqueur Bénédictine. Il a été imaginé par le créateur de la marque, Alexandre-Prosper Le Grand. Il était un précurseur du marketing, de la communication et de la protection de la propriété industrielle, ainsi qu’un amateur d’art, d’histoire et d’architecture. Féru du moyen-âge, il fonde la légitimité de sa marque de spiritueux sur la recette transmise par un moine, et pour construire la légende de l’élixir, il fait construire cet extraordinaire palais en 1882, qui est autant un musée d’histoire médiéval qu’un manifeste d’architecture éclectique du XIXème siècle et surtout un objet de promotion marketing de la marque.

Architecture gothique réinventée et fantasmagorique, destinée à impressionner les visiteurs, on se croirait à l’école des sorciers de Harry Potter…
La vitrine des contrefaçons est une preuve de l’immense popularité de la Bénédictine à la fin du XIXème siècle : il y avait alors plus de 1000 contrefaçons dans le monde entier !

Sous le palais : la distillerie et les caves. La Bénédictine est toujours distillée ici. La visite guidée est passionnante, elle se termine naturellement par une dégustation dans le bar à cocktail.

Il y a un autre musée à Fécamp, qu’on n’a pas eu le temps de visiter : le musée des pêcheries.
Il faudra revenir !

C’est reparti sur la Vélomaritime. On remonte la valleuse, on profite de la magnifique vue depuis le belvédère du cap Fagnet et les abords de la chapelle Notre Dame du Salut.

Petit détour qui nous fait quitter la Vélomaritime, la valleuse des Petites Dalles est un passage incontournable pour Emma, qui revient ici en pèlerinage sur un lieu de vacances de son enfance.
Nous dînons au food truck « Chez Lili et Sandrine », un ancien bus sur le parking de la plage des Petites Dalles.

NOTRE HOTEL POUR LA NUIT : le château de Sissi, à Sassetot-le-Mauconduit

L’impératrice Sissi a réellement séjourné dans ce château transformé en hôtel : elle a passé ici la saison des bains de 1875, elle se baignait sur la plage des Petites Dalles. La déco de l’hôtel, Sissi-style reproduit l’ambiance Grand Siècle. Pas de stationnement vélo, mais on nous propose de laisser nos vélos à l’arrière du château à côté de la réception. Excellent petit-déjeuner pris sur la terrasse au soleil, avec vue sur le parc.

JOUR 2 – Le Havre > Etretat

Aujourd’hui on a prévu seulement 43 km de vélo, non seulement pour une mise en jambes en douceur en cette première journée de pédalage, mais aussi parce qu’on a prévu des pauses et des visites… Slow travel !

Depuis la gare du Havre, il est facile et agréable de suivre l’itinéraire balisé de la Vélomaritime, qui commence par longer le front de mer en centre-ville.

On choisit de quitter momentanément le tracé officiel pour suivre le petit détour recommandé par Arnaud Bénureau dans son guide Ouest France : au bout de la plage du Havre on continue tout droit en suivant le boulevard Foch à Sainte-Adresse, direction « le Bout du monde ». On monte les lacets du boulevard Foch, de l’avenue du Nice Havrais, de la place Maréchal Joffre, de la rue Gustave Lennier, du boulevard Président Félix Faure. On admire au passage les belles villas de Sainte-Adresse, les points de vue qui ont inspiré les peintres notamment Claude Monnet (Terrasse à Sainte-Adresse, 1867), on s’arrête au beau panorama de la table d’orientation du balcon de l’estuaire, boulevard Président Félix Faure. Puis on rejoint le phare de la Hève.

(Note de septembre 2022 : il semble que le tracé officiel sur le site internet de la Vélomaritime a évolué et qu’il suit désormais ce parcours décrit par Arnaud Bénureau).

Première pause du voyage, premier phare, première aquarelle du voyage pour Renaud !

Depuis les abords du phare de la Hève, haut de 32 m, sur le cap de la Hève surplombant l’estuaire de la Seine de ses falaises crayeuses, le panorama sur l’horizon maritime est grandiose.

Ensuite la Vélomaritime parcourt des petites routes entre champs et villages.

Il faut quitter brièvement la Vélomaritime pour descendre dans la valleuse de Bruneval, et découvrir ses inattendues villas de style éclectique-oriental, le mémorial dédié aux parachutistes britanniques du raid des 27 et 28 février 1942, et les falaises de craie.

On pédale avec le phare d’Antifer en ligne de mire, avant d’aborder une belle et longue descente à travers la forêt, qui nous conduit à notre objectif de la journée : Etretat.

Malgré notre arrivée à Etretat en début d’après-midi, on peut sans problème déjeuner en front de mer, les restaurants servent à toute heure, tout en profitant du panorama iconique à l’abri du vent derrière les panneaux vitrés.

On monte ensuite sur les hauteurs pour découvrir le point de vue depuis la chapelle Notre Dame de la Garde.

Juste à côté de la chapelle, un fabuleux jardin à ne pas manquer : les Jardins d’Etretat. L’ambiance y est magique. L’art du topiaire est poussé à son paroxysme, les sculptures sont vivantes, la pente est façonnée par les terrasses et les tunnels de verdure.

Nous dînons au Bel Ami, un restaurant très inventif qui propose une multitude de petits plats colorés aux saveurs contrastées, à partager. Beau cadre accueillant, excellente cuisine, et bonne cave à vin.

NOTRE HOTEL POUR LA NUIT : le Castel de la Terrasse, maison d’hôtes

Un pittoresque petit château entouré de verdure, au cœur d’Etretat, décor fin XIXème siècle, ambiance Arsène Lupin. Le gentleman cambrioleur semble avoir oublié son haut-de-forme et sa loupe sur le coffre-fort de notre chambre, et il a laissé des traces de son passage dans tout l’établissement… On gare nos vélos à l’abri dans le jardin. Le petit-déjeuner est digne du décor : service à table, avec un grand choix de mets salés et sucrés préparés à la demande, ainsi que des spécialités locales.

La journée qui nous attend est encore une petite étape !

JOUR 1 – LYON > LE HAVRE en train

LE VOYAGE EN TRAIN AVEC NOS VELOS, DE LYON AU HAVRE

TGV inoui avec place « vélo non démonté » à 10 € (en plus du prix du billet), nos vélos voyagent à côté de nous. Mais il y a peu de TGV qui proposent ces emplacements vélos, il faut réserver longtemps à l’avance. Embarquer à Perrache plutôt qu’à Part-Dieu, c’est plus pratique pour installer les vélos, on a plus de temps, il y a moins de monde, et les emplacements vélos ne sont pas encore squattés par des valises.

Si vous ne trouvez pas de TGV avec emplacement vélo, il y a également le Ouigo Train Classique avec supplément vélo à 10 €, et le TER Lyon-Paris avec transport de vélo gratuit, mais le voyage est plus long (5 heures environ, contre 2 heures en TGV).

1 heure de changement à Paris environ, suffisant pour aller de la gare de Lyon à la gare Saint Lazare.

TER Paris – Le Havre = 2 heures 30 environ, réservation et numéro de siège attribué bien que ce soit un TER, emplacements vélos gratuits, machine à café dans le train.

Dans le TGV Inoui Lyon - Paris
Dans le TGV Inoui Lyon – Paris
 Dans le TER Paris – Le Havre
Dans le TER Paris – Le Havre

LE HAVRE, VILLE D’ART ET D’ARCHITECTURE

Les lecteurs fidèles de ce blog savent que nous éprouvons une grande affection pour la ville du Havre, en témoignent ces 4 articles : Un été au Havre, Sur les pas d’Auguste Perret, Une ville d’Architectures, Une ville qui a 500 ans et 50 ans.
C’est donc avec plaisir que nous avons retrouvé Le Havre. Pour la première fois nous y étions à vélo, et c’est un vrai bonheur d’y pédaler : les itinéraires cyclables y sont bien aménagés, ils sont connectés à la Vélomaritime qui longe le front de mer, et ils permettent de filer rapidement à travers la ville et d’admirer son patrimoine architectural unique (ne loupez pas les 2 volcans et la bibliothèque Oscar Niemeyer, la piscine des bains des docks, le MuMa, l’appartement témoin de Perret, l’église St Joseph, la maison de l’armateur, le musée Dubocage de Bléville…) ainsi que les œuvres d’art disposées au fil du parcours « Un été au Havre ».

Pour la Vélomaritime, il suffit de suivre les panneaux : soit le logo de la Vélomaritime, soit l’EuroVelo 4 (un chiffre 4 entouré d’étoiles jaunes en cercle sur fond bleu).

panneaux la Vélomartime Eurovélo 4

Pour l’heure, il est temps de se reposer et de prendre des forces avant le début de la grande aventure demain. Nous nous restaurons dans une institution du Havre, la Taverne Paillette, et nous dormons à l’hôtel Nomad, deux établissements que nous recommandons.

NOTRE HOTEL POUR LA NUIT : Hôtel Nomad

Nomad Hotel Le Havre

Un hôtel de gare récent, calme et très confortable. Parking à vélos sécurisé. La chambre est parfaitement insonorisée (mais on ne peut pas ouvrir les fenêtres) et elle est équipée de gadgets « technologiques » amusants mais peu utiles (tablette tactile pour toutes les commandes, lampes qui peuvent se déplacer sur les murs, douche avec éclairage coloré réglable, télé en projection sur le mur…). Petit-déjeuner : buffet classique sucré et salé, bien garni et bon.

Demain c’est la vraie première étape vélo, pour pédaler jusqu’à Etretat.

Coussin patchwork

La technique du Log Cabin est super intéressante : elle évite les coutures car les couleurs se tricotent au fur et à mesure, elle permet de terminer ses fins de pelotes, et elle est très rigolote à tricoter. J’ai d’ailleurs appris à tricoter à mon frère avec cette technique : du point mousse et une technique amusante pour avancer sur un petit plaid de bébé par exemple.

Voici donc le tuto pour essayer cette technique en réalisant un coussin.

Clic clic sur la photo pour télécharger le tuto en PDF :

coussin réduit
photo : Adeline Maillet

Bonnet rétro

Vous avez crocheté des oisillons ?
Passons au tuto pour tricoter le bonnet rétro.
On utilise 1 ou 2 pelotes de fils, selon l’épaisseur, tant que l’échantillon en point de godron avec des aiguilles 5 donne bien 19 m x 36 rg = 10 x 10 cm.
Hâte de voir vos versions !

Clic clic sur la photo pour télécharger le tuto en PDF :

bonnet réduit
photo : Adeline Maillet

Oisillons de printemps

En cette période compliquée de confinement, j’ai ressorti quelques tutos qui attendaient sagement leur heure. Voici de quoi utiliser vos restes de coton pour un petit projet rapide à multiplier à volonté, pour fêter le premier jour du printemps.

Clic clic sur la photo pour télécharger le tuto en PDF :

oisillonsphoto : Adeline Maillet

Train + Vélo : Chambéry et le lac du Bourget

(article non sponsorisé)

Nous vivons sans voiture depuis presque 20 ans. A l’époque, ce choix était minoritaire mais aujourd’hui, nous sommes loin d’être les seuls à l’avoir fait. Ce choix s’est fait facilement dans la mesure où nos activités professionnelles et notre vie ne nécessitaient pas de voiture au quotidien. Et puis nous vivons dans une ville où il est facile et pratique de louer une voiture pour les vacances ou pour la journée. Mais au fur et à mesure des années, nous louons moins fréquemment de véhicules, il faut dire qu’on voue une grande passion pour le train (nous connaissons tous les épisodes de l’émission des Trains pas comme les autres, oui oui !).

Aujourd’hui, nous sommes de grands usagers des transports en commun de notre ville et de notre région.
2 petits jours à 2, des vélos électriques et des billets de train pour Chambéry et nous voilà embarqués pour une chouette escapade en Savoie.

Chambéry

Etonnamment, nous ne connaissions pas Chambéry. Cette cité millénaire nous a  enchantés.

Capitale historique des états de Savoie depuis le XIIIème siècle, Chambéry est devenue française en 1860. Elle en conserve aujourd’hui un très beau patrimoine urbain et architectural du moyen-âge et de de la Renaissance. Et également un petit air d’Italie, même si, attention, les états de Savoie n’étaient pas italiens ! On a aimé se perdre dans le dédale de ruelles et de passages (les fameuses « allées » qui traversent les ilots médiévaux, comme nos traboules lyonnaises), profiter des terrasses de café sur les nombreuses petites places, parcourir les arcades ombragées de la rue de Boigne et s’y arrêter pour déguster les « glaces portatives » de Cédric Pernot, véritable institution gourmande et plus ancienne boutique de la ville…

Nous recommandons la visite guidée du château des ducs de Savoie et de la vieille ville, proposée par l’office de tourisme. On y apprend l’histoire des états de Savoie, qui ont été indépendants et prospères pendant des siècles. On repère dans le plan du Chambéry actuel, bâti sur pilotis dans les marais, les traces des canaux et rivières aujourd’hui invisibles car recouverts. On découvre les plus belles allées, et les cours intérieures et escaliers de certains hotels particuliers. On admire l’incroyable voûte en trompe-l’oeil de la Sainte Chapelle, qui forme des sculptures de pierre tellement réalistes mais entièrement fausses, comme celles de la cathédrale de Chambéry.

Comble du bonheur, Chambéry est une agglomération idéale pour se déplacer en vélo, grâce aux avenues vertes nord et sud et à de nombreuses autres pistes cyclables, et à son réseau de parcs et jardins. On passe en un clin d’oeil du centre-ville à la nature.

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Les Charmettes

Après quelques minutes de vélo depuis le centre-ville en remontant le torrent des Charmettes, on parvient à un petit paradis de sérénité et de beauté : la maison des Charmettes dans laquelle le jeune Jean-Jacques Rousseau a passé plusieurs étés auprès de son amie Mme de Warens.

Une retraite paisible, en contact avec la nature, avec son jardin, son verger, ses vignes, ses ruches et son magnifique panorama, qui a contribué à la formation intellectuelle de Rousseau et qui a nourri son oeuvre. Le lieu, labellisé « Maison des Illustres », constitue aujourd’hui un pèlerinage littéraire, et un espace de contemplation et de recueillement.

Le domaine des Charmettes, niché dans son vallon préservé de toute urbanisation, apparaît encore aujourd’hui comme un morceau de campagne savoyarde sortie tout droit d’une gravure du XVIIIème siècle, avec l’équilibre des prairies, des bois et des champs parsemés de vastes fermes aux toits d’ardoise volumineux. La maison a conservé son cachet savoyard. Ses décors intérieurs ont été restaurés et reconstitués. La restitution des papiers peints imprimés d’époque nous a particulièrement impressionnés.

Les transats disposés dans le jardin sont particulièrement appréciables. A noter que la visite du site, propriété de la ville de Chambéry, est entièrement gratuite.

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Le Lac du Bourget

Le deuxième jour de notre séjour, l’avenue verte Nord, ou piste cyclable de Chambéry à Aix-les-Bains, sur une petite vingtaine de kilomètres, nous conduit le long des rives du lac du Bourget de manière très agréable. Après avoir longé la Leysse, on parvient au lac et c’est un enchantement de panoramas alpins et de premiers plans lacustres aux couleurs vert turquoise et bleu lagon. Entre le Mont du Chat et le Mont Revard, le décor est majestueux. On a fait de nombreuses pauses, pour profiter de la baignade sur de petites plages tranquilles du plus grand lac naturel de France (l’avantage du vélo, c’est qu’on peut s’éloigner des zones de parking et des plages bondées), pour profiter des petits ports, et se régaler de frites et de glaces dans les baraques de bord de lac.

Notre promenade se termine à Aix-les-Bains, ou nous admirons les points de vue de l’esplanade du lac, ainsi que la ville thermale, avant de prendre le train du retour.

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JOUR 1
– train : Lyon > Chambéry (1h30)
– visite de Chambéry
– nuit à Chambéry aux Cabanes (entre la véloroute et l’autoroute, attention, pas de parking vélos !)

JOUR 2
– Véloroute 63 : Chambéry > Aix les Bains (étape d’environ 20 km)
– halte baignade + frites saucisses / glace
– train : Aix les Bains > Lyon (1h20)

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La robe violette pour mes filles

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C’est un grand bonheur depuis quelques temps de reprendre la couture : j’essaie de coudre de manière plus réfléchie, parce qu’en réalité on a vraiment des dressings trop chargés chez nous. Il y a eu une grande vague d’épuration et de vide dans nos placards et cette action sert de point de départ pour alléger les penderies de manière définitive. La couture permet cette réflexion puisqu’elle prend du temps. Pas besoin de piles de vêtements, il suffit d’avoir les bons, durables. C’est en tous cas ce que j’essaie de tenir pour moi et de transmettre aux enfants.

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Le choix du patron et du tissu

Pour un mariage cet été, j’ai proposé à Violette et Zélie de choisir un tissu et un modèle de robe. Sur ces 2 points, j’avoue j’ai très largement orienté leur choix… !
Objectif : coudre LA bonne pièce. C’est à dire qui doit être suffisamment « chic » pour le mariage mais qui puisse servir tout l’été car elles sont dans une phase no-robe au collège et au lycée. Le modèle Violette de République du Chiffon me paraissait offrir le bon compromis.

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P1230228J’avais envie d’une matière un peu lourde et texturée, unie. J’ai suggéré aux filles le lin/viscose de chez Cousette pour avoir une jolie matière et un beau tombé. Elles n’ont absolument pas pour habitude de s’habiller en jumelles mais l’expérience était plutôt amusante.
Les couleurs choisies, à moi de jouer !

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Les robes Violette de Violette et Zélie

Le modèle Violette est facile et rapide à coudre, je n’ai eu absolument aucune difficulté particulière. Il faut bien prendre le temps de préparer les fronces, et la beauté de la ligne de la robe apparait en cousant l’élastique de la taille. Je n’ai pas doublé la robe et j’ai utilisé la technique de la bande de propreté en parements d’emmanchures et d’encolure, expliquée sur le site de République du Chiffon.

P1230310J’ai cousu la taille 38 pour Violette en tissu lin/viscose coloris Nude et la taille 34 pour Zélie en tissu lin/viscose coloris Tomette. Je n’ai fait aucune modifications, les robes tombent bien pour chacune, et j’aime beaucoup l’ampleur du buste et les proportions des bandes froncées.

violettedresszeliedressViolette et Zélie sont parées pour l’été ! Violette est facile à porter et confortable.

Patron robe : Violette de République du Chiffon
Tissu lin/viscose Nude et Tomette chez Cousette

Les cabanettes : retour dans les 60′

(article non sponsorisé)

Nous avons eu un gros coup de coeur pour Arles lors d’un week-end à 2 l’année dernière pour voir in-extremis l’exposition sur Jean Prouvé.
Cette année nous ne voulions pas louper Les Rencontres d’Arles. Rien de mieux pour démarrer l’été en famille, dans la douce ville d’Arles. C’est un rendez-vous immanquable pour les amoureux, les amateurs ou les pros de la photo. Le programme est impressionnant, les expos toutes passionnantes et on ne peut que vous recommander une escapade arlésienne.

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Comment j’ai trouvé LA bonne adresse !

Les hasards des hashtags et des recherches sur internet m’ont fait découvrir l’hôtel des Cabanettes. Immédiatement, je replonge dans notre voyage californien et notre séjour à Palm Springs (il y a 3 ans déjà !) et sans chercher plus loin (ou plus près d’Arles) je réserve 2 chambres pour 5 dans cet hôtel aux airs de motel. Cet établissement est situé à 15 mn d’Arles en voiture, et sa piscine me parait idéale pour se délasser après les kilomètres à pieds qu’on aura imposés aux enfants la journée !

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Notre arrivée aux Cabanettes est saisissante : l’établissement est encore plus beau qu’en photos, dans un état impeccable et sans aucune transformation depuis sa construction.  On a discuté avec les gérants actuels, on a lu des tas de choses sur les fondateurs de l’hôtel, sur l’architecte Armand Pellier, sur les Cabanettes et la Camargue, et on comprend vite que ce petit bijou a une histoire fabuleuse qui lui a permis de traverser les décennies vaillamment.

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Les  Cabanettes, une histoire de rencontre

Les Cabanettes, c’est l’histoire de la rencontre de Louise et Marc Berc, visionnaires sur le type d’établissement hôtelier qu’ils souhaitaient créer, avec  Armand Pellier, un architecte aux influences modernistes appuyées. La première phase de l’hôtel est construite entre 1965 et 1967, pendant les 30 glorieuses et le développement du tourisme. Entre 1976 et 1978, la seconde phase est construite, toujours par Armand Pellier, doublant la capacité d’accueil. Suzette, la fille de Louise et Marc, et son époux rejoignent les Cabanettes et poursuivent l’aventure hôtelière jusqu’en juillet 2019.

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Armand Pellier, l’architecte

Armand Pellier (1910-1989) est un sculpteur, tailleur de pierre, carrier et architecte français, amoureux de la Camargue et du Gard. Sa formation de sculpteur aux Beaux-Arts et sa fascination pour les constructions aux tracés régulateurs issues du nombre d’or donnent à ses créations architecturales une force et une présence intenses : travail sur le volume, sur les rapports d’échelles et sur l’intégration dans un contexte donné. L’architecture d’Armand Pellier interagit avec le site et on pense évidemment à Frank Lloyd Wright ou Richard Neutra, et aux réalisations californiennes de l’Entre-deux-guerres.

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Aux Cabanettes, il a un terrain de jeu favorable à sa créativité et travaille avec des matériaux locaux. C’est un ensemble entier qu’il conçoit : volumes, décoration, espaces extérieurs, tout passe par l’imagination d’Armand Pellier. Les pièces à vivre sont largement ouvertes sur l’extérieur, gommant la limite intérieur/extérieur. Les chambres sont accessibles par un couloir/coursive peu éclairé signifiant l’entrée dans les espaces de l’intimité.
Une  cheminée en pierre du Pont-du-Gard occupe une position centrale dans la pièce à vivre : un véritable invitation à se retrouver autour.La composition globale inclue les espaces extérieurs : la piscine est un élément central dans la composition et fait complètement partie de la structure architecturale de l’ensemble.

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Gaëlle et Aaron, la continuité

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Depuis juillet 2019, c’est Gaëlle et Aaron qui sont aux commandes des Cabanettes. Après avoir travaillé des années dans le milieu hôtelier à New-York, puis dans leur hôtel de Draguignan, ils ont eu le coup de foudre pour cet établissement à reprendre, et on les comprend !

En conservant le cachet et l’esprit des Cabanettes, ils ont pour objectif de maintenir l’offre proposée tout en la diversifiant, de moderniser la literie, apporter quelques modifications pour le confort des hôtes. Ils réfléchissent aux espaces extérieurs à mettre en valeur, ils ont des idées à foison, et on peut leur faire confiance pour donner un nouveau souffle aux Cabanettes !

Notre expérience aux Cabanettes

Nous avons réservé 2 chambres en demandant à ajouter un lit supplémentaire dans une des 2 chambres, et c’était parfait. Nous avons adoré l’esprit Motel américain de cet hôtel. En arrivant le vendredi soir, nous avions la piscine pour nous, pour le plus grand plaisir des enfants. Tout était impeccable : de l’accueil à notre arrivée au confort des chambres.

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Nous avons passé un superbe week-end en famille à Arles, et les Cabanettes a grandement participé à cette réussite. Le fait de vivre (ou en tous cas d’expérimenter pour une nuit ou 2) dans les architectures qui nous font vibrer est un tel bonheur : ce ne sont plus seulement des théories, des oeuvres d’architectes ou des photos que nous admirons, ça devient une véritable expérience et c’est fascinant.

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Hôtel les Cabanettes  > le site
RD 572
13200 Saliers

J’ai quelques petites idées pour d’autres escapades liant visites et architectures iconiques, à suivre … !